Mardi 25 mai 2010
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En novembre dernier, à l'occasion du salon Educatec, Gérard Berry, Professeur au Collège de France, membre de l'Académie des Sciences
faisait cette hypothèse que d'ici à cinq ans, aux ordinateurs que nous connaissons aujourd'hui, même les portables qui ont déjà supplanté les tours, succéderont des modules dont les écrans
seront les parois de la maison, de la classe ou du bureau !
Le 'webphone' est peut-être la dernière étape avant cette évolution décisive. Tout se passe comme si le téléphone portable devenait une sorte de terminal donnant accès à tous les médias
disponibles pemettant de rechercher, mosaïque infinie, puis devenant télécommande pour envoyer le 'programme' sur l'écran de son choix. Un outil à la fois 'webphone' nomade pour l'autonomie et
accessoire facilitant l'animation collective...
Quelqu'un a-t-il un avis sur la question ?
Par jlmalapomepi
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Jeudi 22 avril 2010
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Gallica.bnf le site permettant de consulter le patrimoine littéraire de la France présente maintenant des fonctions particulièrement interessantes malgré une
ergonomie qui n'a rien d'évidente pour le grand public. Il est vrai qu'une sélection de 1400 oeuvres seront transférées chez Wikisource, la bibliothèque libre
http://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Accueil
avec, sans aucun doute, des modes d'accès simplifiés.
Voici les principales fonctions permettant d'assurer une large diffusion des oeuvres :
accès aux oeuvres en mode image (photo des pages) avec possibilité de passer au mode texte par reconnaissance optique (OCR -> océrisation) ;
lecture à haute voix en choisissant le mode écoute ;
recherche textuelle selon le même principe, avec surlignage des occurrences ;
importation de pages aux formats PDF, Word ou txt à des fins non commerciales.
Cependant, une réserve de taille s'impose : le passage automatique du mode image au mode texte comporte encore beaucoup d'erreurs ; il faut donc vérifier les textes utilisés dans des situations
scolaires ou de formation.
Remarque importante : il a fallu l'aide d'un universitaire spécialiste pour découvrir les subtilités de la consultation !
Au début, passer en "recherche avancée"
Rechercher le minuscule pointeur "Affichage" (en haut, à gauche) pour faire apparaître "Mode texte" et "Mode écoute".
Cliquer sur l'icône "flèche", en haut à droite, pour ouvrir la fenêtre "Téléchargement".
Parfois, l'avis "disponible seulement en mode image" fait que la fenêtre recherche plein texte n'est pas activée alors qu'elle est parfois proposée même en mode image !? Faudrait-il que le
transfert de l'image au texte soit péalable bien qu'automatique ?
Quelques exemples de résultats :
a) recherche sur Cazotte, 11 réponses avec ce message :
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs.
Il a été généré par O.C.R. Le taux de reconnaissance obtenu pour ce document est de 77,04 %.
b) recherche sue Rétif de la Bretonne : 3 résultats
avec ce commentaire : Ce document n'est disponible qu'en mode image. La recherche plein texte est donc impossible.
c) recherche sur Vathek
Copie ctrl c de 2 lignes -> notice complète
Histoire du Calife Vathek. Tome 2- A. Boucher (Paris) - 1819
Notice complète Titre : Histoire du Calife Vathek. Tome 2
Éditeur : A. Boucher (Paris)
Date d'édition : 1819
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : 2 vol. in-12
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5657299t
Source : Bibliothèque nationale de France, Y2-42382
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33418749w/description
Provenance : Bibliothèque nationale de France
Mode texte disponible
Thématique : Littérature:Généralités
Livre en mode image et en mode texte, recherche plein texte disponible
Par jlmalapomepi
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Dimanche 11 avril 2010
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Le samedi 27 mars, la Société Angevine de Philosophie a organisé un forum sur le thème "Vertus et Vertiges du Virtuel". C'est assez rare pour être signalé !
Quelques instantanés en attendant une publication des interventions et des échanges présidés par Lucien Guirlinger.
Que des philosophe se réclamant de Platon, de Kant ou de Bergson en viennent à parler des pratiques sociales autour d'Internet, de la "méditation" à propos des mondes virtuels, d'une certaine
morale informatique ou encore, tout bonnement, de l'avenir de l'espèce humaine désormais dotée de nouveaux outils pour penser ou, au contraire, en train de passer au post-humain, voilà de quoi
intéresser les concepteurs des programmes de la future option en terminale...
Tellement d'informaticiens sont tellement tentés de plonger au coeur des machines qu'on peut se réjouir de voir l'informatique plonger au plus profond de nos âmes !
On pourra s'étonner que l'outil majeur de la pensée rationelle en soit arrivé là. La machine par excellence de la mathématique et de toute science est devenue la maîtresse de notre
imaginaire, désormais créatrice de nos songes, encore limités aux trois dimensions avant de basculer dans le multi-sensoriel.
Est-ce si différent, suggère un authentique philosophe, de ce qui se passait du temps où Platon, un maître en la matière, dans un pays qui cultivait la raison et la mathématique, observait du
fond de sa caverne l'ombre portée d'une réalité jamais accessible sinon par le calcul ou par le mythe, tant que l'Homme - et ça peut durer longtemps - ne sait rien sur ses orignes !
Par jlmalapomepi
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Dimanche 11 avril 2010
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02:07
Alors que la conservation des oeuvres nées depuis l'apparition de l'informatique ne semble pas une priorité pour la BNF, voilà qu'un Américain vient à la rescousse
et dit sa crainte de voir disparaître des pans entiers de la création actuelle sur ordinateur. En voici quelques exemples : un roman interactif, un jeu sur écran, un échange historique sur une
messagerie, une illustration sur tablette graphique, un didacticiel, une mélodie numérique... tout ce qui peut exister comme témoignage significatif sur notre époque, en dehors des supports
traditionnels ou analogiques. Evidemment, en priorité, ce qui est évolutif, 3D ou interactif et qu'il faut aller "lire" au coeur des ordinateurs.
L'historien américain révèle sa grande préoccupation dans un entretien paru dans Le Monde le 20 mars 2010. Robert Darnton a longtemps travaillé en France pour y recueillir des monceaux de
libelles des XVIIe et XVIIIe, guère mieux considérés que des échanges sur Minitel mais miraculeusement conservés et tellement révélateurs d'une époque.
Darnton cite des exemples effarants : "les blogs écrits aujourdhui, et d'autres documents, les courriels notamment, disparaissent dans l'air... Les archives de la Nasa ont presque entièrement
disparu."
Que faire et comment faire ? A la BNF, on y réfléchit mais le problème n'est pas simple car les standards et les supports électroniques évoluent à grande vitesse... Pourtant, un petit jeu
aléatoire sur une cassette Thomson vaut bien une notule du XVIe précieusement conservée dans l'une des hautes tours. On aimerait avoir la certitude que ce petit jeu y a bien sa place après avoir
amusé des milliers d'ados.
Pour le moment, la BNF numérise les Mémoires de Casanova, heureusement conservés sur papier ; c'est même l'original qui n'a pas bougé en plus de deux siècles (sans compter les éditions imprimées)
! Dans ces conditions, on peut penser qu'il y avait plus urgent... Si encore cette numérisation permettait l'accès au mode texte et aux multiples applications de la recherche textuelle sans
laquelle les miracles googliens ne serviront pas à gand'chose !
Au fait, qui pourrait nous dire - sans relire tout l'ouvrage - si, quelque part, Casanova a parlé de la fameuse "palna ciba" avant de barrer ces mots douteux ?
Pourvu qu'au nom de cette illusion flatteuse - voir l'original chez soi - on n'aille pas sacrifier le temps et l'ingéniosité nécessaires pour conserver des oeuvres inédites, uniques, exemplaires
et... déjà numériques !
Et merci, en passant, aux milliers de bénévoles qui, depuis au moins 40 ans, avant la reconnaisance optique et avant Google, mettent à la disposition des lecteurs-scrutateurs des oeuvres ou des
documents patiemment saisis pour les rendre vraiment accessibles.
Par jlmalapomepi
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Dimanche 14 mars 2010
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Chers amis,
Cette idée est farfelue. Cela ne vous étonnera pas. Mais, à vous qui êtes férus d'informatique, est-ce qu'elle est réalisable puisqu'apparemment on peut tout savoir sur Internet !?
Un article paru dans Le Monde du 13 mars 2010, page 25, "Hadopi : la surveillance du Web sera confiée à des sociétés privées" m'a inspiré ces quelques réflexions.
L'Hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet) va dépenser des trésors d'ingéniosité pour rechercher, piéger puis punir les pirates comme si
c'étaient des trafiquants vendant des drogues mortelles pour les consommateurs. Or il est question de productions culturelles dont l'usage est - jusqu'à preuve du contraire - plutôt recommandé.
Voir des films, écouter des musiques, lire des romans ! Quel bonheur... Un peuple entier qui se cultive. On n'avait jamais vu ça.
Le malheur avec ces maudits pirates, c'est la gratuité. "Faut pas payer !", comme dit Dario Fo, le Bertolt Brecht italien.
C'est pourtant bien simple. Puisque cette culture-là est licite, yaka la rendre gratuite ! Finis, les pirates ! Mais, attention, pas finie l'Hadopi qui va nous créer un système repérant si telle ou
telle oeuvre est diffusée, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout. Ce doit être à peu près le même logiciel que pour savoir qui pirate quoi. A partir de là, l'Hadopi et les sociétés comme la
Sacem rémunèrent les créateurs - tous les créateurs, dans tous les domaines - pas seulement les vedettes - sur le budget du Ministère chargé d'encourager la Culture, à la fois Education,
Recherche, Communication, Commerce, Industrie, Santé, Sports ... Tout, quoi, puisque tout le monde paie des impôts et que la Culture c'est bon pour tout le monde.
En voilà une invention qui distinguerait la France "toujours exemplaire" ... au lieu d'enquiquiner tous les créateurs avec des réglementations inapplicables.
jlm
Par jlmalapomepi
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Samedi 13 mars 2010
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Dans un dossier spécial daté du 10 mars 2010, Le Monde présente la réforme du lycée sur quatre pages. On y commente le déclin des lettres, l'aide aux élèves, les
passerelles vers le supérieur ; on y pose vingt questions pertinentes ; mais, à aucun moment, on ne s'attarde sur une disposition qui devrait intervenir en Terminale à compter de la rentrée 2012 :
l'enseignement de spécialité obligatooire au choix pour la série S. C'est là que réapparaît le mot "informatique" associé aux "sciences du numérique".
Quels sont les enjeux et les contenus de cet enseignement ? Il s'agit de rien moins que de maîtriser une science qui commande notre avenir au même titre que la biologie ou la physique pour faire
court. C'est, de plus, une voie d'accès à la conception et à la création scientifique, langagière ou artistique.
Est-ce assez pour convaincre de son importance et pour mériter un commentaire ?
On pourrait d'ailleurs s'en persuader en lisant le lendemain, dans le même journal, ces gros titres sur la place modeste de la France dans l'univers d'Internet... sauf peut-être pour lever
des capitaux et revendre des applications !
Si l'avenir est à la matière grise plutôt qu'au pétrole, il ne sera pas trop tôt en 2012 pour commencer timidement à familiariser les lycéens - et pas tous, malheureux - seulement les Terminales S,
et en option, pendant 2 heures par semaine.
Mon dieu, mon dieu, nos responsables sont-ils vraiment certains de ne pas en faire trop et trop vite ? Ne risque-t-on pas de contaminer les autres élèves à la compréhension intime de leur
environnement et d'en faire des novateurs ?
Par jlmalapomepi
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Dimanche 21 février 2010
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03:07
Puisque la BNF dispose désormais des Mémoires de Casanova et que, de plus, son intention est de numériser le manuscrit, ce qui est le plus bel hommage de la
technologie au talent, voici une piste pour aller jusqu'au bout de la démarche à l'occasion de l'exposition prévue pour bientôt.
Afficher sur un écran géant en continu les pages et leur transcription. Ainsi, tous ceux qui entreront à la BNF et tous les internautes pourront s'approprier cette oeuvre immense : elle n'est plus
uniquement le domaine des érudits ou des éditeurs car la technologie la met à la portée de tous.
Par jlmalapomepi
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Mardi 16 février 2010
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/2010
22:20
Chers amis,
Fidèle lecteur du Monde, il m'arrive souvent de réagir aux articles concernant l'informatique. Un jour, peut-être, un de ces
courriers sera publié, le Ministre de l'Education Nationale le lira, tombera de son fauteuil et procèdera illico à une réforme. Me trompé-je ?
Toute une page sur un lycée entièrement numérique ! C'est dans Le Monde du 16 février 2010, page 9.
De la conciergerie aux salles de classe, tout est numérique dans ce lycée, dans une France où 74 % des foyers disposent d'un ordinateur branché sur Internet à 64 %, au 8° rang européen pour
l'équipement scolaire... mais 24° rang pour l'usage pédagogique... D'ailleurs M. le Proviseur du lycée tout numérique ne désespère pas de convaincre les enseignants de lettres et philosophie de
l'utilité du tableau blanc interactif en réseau installé dans les salles... de même qu'il regrette que les foyers les moins favorisés ne soient pas branchés Internet, c'est tellement pratique pour
transmettre les bulletins...
On peut quand même s'étonner que les littéraires soient réticents. Mais les commerciaux qui ont placé les tableaux blancs leur ont-il parlé des "insdustries de la langue" et des ressources de
l'informatique concernant l'affichage et la manipulation des textes, de la recherche documentaire, de la traduction, de la synthèse et de la reconnaissance de la parole, de l'accès à la BNF ou aux
musées. Bizarre qu'ils n'aient pas encore compris que cet outil pouvait leur rendre service ; la concierge, elle, a tout de suite pigé que ça simplifiait sa tâche. Evidemment, si c'est compliqué,
M. le Proviseur peut se faire du souci ! Quant aux parents défavorisés, n'en parlons pas. Par définition, ils sont exclus de ce qui rend la vie plus facile et plus agréable !
Mais il est une autre anomalie, encore plus scandaleuse, que personne n'a remarquée dans ce lycée tout numérique, ni M. le Proviseur, ni la concierge, ni les profs, ni les parents... ni le
journaliste : c'est l'enseignement à tous ces jeunes qui sont l'avenir de la France de l'INFORMATIQUE en tant que science et technique qui bouleverse l'économie, la science, les lettres et arts. A
part, peut-être en STI, personne ne sait comment fonctionne un ordinateur, ce qu'est un algorithme et comment on devient créateur du futur, qu'on soit ingénieur, écrivain ou artiste. Ce n'est pas
prévu au programme de l'Education Nationale et c'est le moindre souci des fournisseurs de TBI !
Avec mes salutations, jlm
Par jlmalapomepi
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Mardi 16 février 2010
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/2010
22:03
copie d'un courrier au Monde :
iPad, Kindle, Google & Co
Dans votre analyse (Le Monde du 14/02/10, p. 2) de la bataille des grands du livre numérique, Ipad, Kindle et Google, vous évoquez l'adversaire commun : le papier... mais vous ne soulevez pas deux
lièvres pourtant de taille ! Premièrement, le danger que le numérique présente pour notre langue puisque le terrain conquis est anglophone, y compris, apparemment, Hachette Book Group (c'est un
comble, mais on sait bien que l'bjectif est de faire des bénéfices, pas forcément du français !). Deuxièmement, la bataille va perdurer jusqu'à l'installation banale en plein écran de la vidéo
(cinéma et télévision). Là, on verra qui est le vainqueur de cette empoignade planétaire. En tout cas, sûrement pas le français au train où vont les choses... et pas non plus le texte, noyé dans
des flots d'images. Voilà des enjeux auxquels il faudrait réfléchir. Qu'en pensent les gardiens de notre immense patrimoine écrit (littérature, sciences, philosophie, histoire, presse...) ? Faut-il
compter sur Google pour nous sauver la face et la mise ?
Avec mes salutations, jlm
Par jlmalapomepi
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Dimanche 20 décembre 2009
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19:39
"L'ambitieux programme français de numérisation des oeuvres"
Il n'est pas trop tôt ! Le Monde du jeudi 17 décembre 2009, en page 23, claironne à juste titre la décision de consacrer 750 millions d'euros, dans le cadre du grand emprunt, à la conservation
numérique des oeuvres déposées sur des supports imprimés, cellulosiques ou magnétiques : les livres, la presse, les disques, les films, les bandes, les cassettes. Du papier à la vidéo, notre
patrimoine culturel, artistique et scientifique, va bénéficier de cette manne inespérée, à la grande satisfaction de tous ceux qui craignaient de le voir confié à des entreprises mercantiles,
"embedded" (pour employer un mot à la mode et tellement significatif) dans un univers googleien.
Réjouissons-nous donc avec la BNF, l'INA, le CNC et toutes les institutions bénéficiaires, sauf à Lyon, bien sûr, qui a déjà reçu son plat de lentilles.
Un léger doute, cependant, à aucun moment, dans l'article cité plus haut, il n'est fait allusion à la conservation par les grands institutions également citées du patrimoine récent - depuis le
milieu du XXe siècle - qui n'a d'autre existence que numérique puisqu'il s'agit de créations informatiques. Quelle est la démarche à suivre pour consulter tel roman interactif, tel poème aléatoire,
tel jeu de rôles, telle simulation, tel logiciel, tel didacticiel... tous créés dans les années 70-90, purement virtuels et générés par ordinateur ? Est-ce seulement possible ? alors qu'on va enfin
pouvoir lire sur écran tout ce qui a échappé à l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie. A l'époque, il avait fallu une main criminelle ! De nos jours, le même drame va se produire à l'insu
de notre plein gré !
Par jlmalapomepi
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